En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre entité ainsi que par des tiers afin de vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts, la possibilité de partager des articles sur les réseaux sociaux, et la réalisation de statistiques d'audiences.

Plus d'informations sur les cookies
Brèves d'infos sur notre page Facebook, cliquez...

Informations plus rapides

Partages avec d'autres publications

Commentaires à chaud

Enregistrer

Enregistrer

Made in chez-nous à Bagnères

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Nos places et nos rues au fil du temps

Clic sur l'image

ads

Enregistrer

Enregistrer

Coup de coeur : Visitez nos sites

MADE IN CHEZ NOUS

2 sites de vente en ligne

www.espritdespyrenees.com

www.lainesdespyrenees.com

www.patrimoine-bagneres.fr/

www.lainesdespyrenees.com

Conférences Musée Larrey de Beaudéan

Enregistrer

En passant par le Tourmalet en 1675

 

 
 

De Versailles à Barèges, en 1675, par le col du Tourmalet ou Trémoulet.

Le 28 avril 1675, la grande cour du château de Versailles est tout en émoi. Cavaliers, grandes dames, grands seigneurs, gourmandant les laquais en descendant de leur chaise à porteurs, courtisans de toute volée vont, viennent, se pressent, se heurtent, s’affairent : Mme Scarron, sous le nom de Mme de Surgères, part pour Barèges avec le Duc de Maine… Ce long voyage de 52 jours fut bien monotone, en dépit des fêtes et réceptions, et malgré les brimades dont l’abbé Daudin, qui était du voyage, fit tous les frais.
A peine arrivé à Amboise, le duc est pris d’un violent accès de fièvre et Fagon fait reposer son malade. Le 12 mai, il a trois nouveaux accès.
Halte à Poitiers. En cours de route, Mme de Surgères se fait ouvrir les tabernacles des églises pauvres, qu’elle visite, et fait don de ciboires d’argent là où il n’y en avait pas.
A Niort, les Ursulines offrent l’hospitalité à nos voyageurs.
A Cognac, dont le frère de Mme Scarron, le chevalier d’Aubigné, est le gouverneur, on prolonge le repos.
Un matin, au petit lever du duc, il y a grand bruit sous sa fenêtre. Sonneries de trompettes, ordres donnés, bruis de mousqueterie. «Une compagnie de jeunes enfants, habillés de bleu, faisaient l’exercice ; cela plût extrêmement au prince.»
Avec combien de regrets Mme Scarron abandonne Cognac, on le devine. Mais Blaye attend le cortège et M. de Saint Simon, père du duc et pair, pamphlétaire, mémorialiste, ficheur, leur offrait une réception, qui fut trouvée la mieux du monde.
De là, un bateau, superbement paré, remontait la Garonne, au milieu de quantité d’autres bateaux, tous splendidement ornés.
Bordeaux est en vue. Les jurats viennent au devant du fils du roi et, en de pompeuses harangues, assurent de leur fidélité et de leur amour le petit prince de 5 ans. Celui-ci répond avec une spontanéité qui saisit d’admiration tous ceux qui l’entendent.
Mais voici que violons et trompettes accordent leurs harmonies, et au milieu des ovations frénétiques de toute la population bordelaise, le duc du Maine et sa suite, accompagnés de cent carrosses, gagnent leur hôtel…
On brûle les étapes, on travers au galop l’Aquitaine, on respire à Tarbes ; bêtes et gens prennent enfin un grand relais à Bagnères. Le cortège quitte Bagnères. Point de carrosses, point de chevaux pour traverser la vallée de Campan et gravir les pentes de Gripp ! On s’était arrêté à une auberge aussi fameuse que celle du Mont-Saint –Michel, chez Puyo, et on y avait dîné d’une omelette au lard. Un pauvre chemin muletier serpente jusqu’au Tourmalet ou Trémoulet et du col descend à Barèges, le long du Bastan, avec une déclivité qui varie de 20 à 40 %.
Sept lieues séparent Bagnères de Barèges ; on dut les franchir en chaise à porteurs, trente sous par homme. Côtoyer des précipices, surplomber des torrents, franchir de petits gaves, dut représenter encore dix heures de voyage, avec bien des cris d’admiration ou d’effroi.

"Esquisse d’hydrologie historique". Docteurs Cabanès et Molinéry. 1917. Citations et sources diverses.
Rp jean-Luc Laplagne.

Gravure de Barèges vers 1820. Deux chaises à porteurs.


  

 Citations et sources diverses. ex : le prix de trente sous par hommes est de 1765, un siècle plus tard (!), et le nom de Puyo de Gripp est d'une autre origine doc. La gravure est de "pauvre facture" et plus tardive, 1820, avec le grognard napoléonien blessé visible. L'accompagnatrice du duc de Maine, Mme Scarron, ou Mme de Surgères, ex Mlle d'Aubigné, sera mieux connue plus tard comme Mme de Maintenon*, rivale de Mme de Montespan, la mère du duc de Maine qu'elle accompagne, etc.

* Médaillon de Mme de Maintenon aux lacets des thermes de Bagnères.

1219708 visites
OK
Contact B2BA.com

Le temps qu'il fait là-haut

ARTISANAT DE BIGORRE

Site officiel de Bagnères

CCHB

Office de Tourisme
MODE IN PYRENEES

Stade Bagnèrais Rugby

©apc2011

Les Chanteurs Montagnards

Enregistrer

ads

Page d'accueil et partenaires:

a3w.fr © 2018 - Informations légales - www.bagneres-adour.com