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Saint-Aubin-des-Châteaux
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Juillet 2018
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Histoire de Saint-Aubin des Châteaux
    

AVANT LA PREHISTOIRE

                La commune de Saint-Aubin des Châteaux est située sur le pendage sud de l'anticlinal du grès armoricain de Châteaubriant. L'érosion a écrêté, râpé, ce pendage pour laisser apparaître les schistes à calymènes et les grès dans le bassin de la Chère, en amont du Tertre. Ce grès est visible très nettement à la carrière du Bois de la Roche. Cet écoulement de la Chère à travers une faille du grès armoricain a modelé notre paysage : bois, vallées, accidents de terrains.
 
                Nous sommes donc, pour la plus grande partie de la commune, dans les étages précambrien, cambrien, ordovicien et silurien de l'ère primaire qui commença il y a 500 millions d'années.
 
                Que trouve-t-on comme fossiles ?
                Ceux de la mer, très peu profonde, qui couvrait nos terres, notamment les trilobites et les bilobites bien connus à Saint-Aubin.
 

LA PREHISTOIRE

                La découverte de haches en pierre polie, dont une percée, attestent de la présence de l'homme sur notre territoire au moment de la Préhistoire.
 
                Le Menhir des Louères situé non loin de l'agglomération est un des derniers vestiges de l'époque préhistorique. Il faisait partie d'un alignement important semble-t-il. L'on sait qu'un certain nombre de ces mégalithes ont été utilisés pour la construction du calvaire de Louisfert. D'autres ont été supprimés à l'aide d'explosifs par les exploitants agricoles souhaitant mettre valeur ces terrains.
 

L'EPOQUE GALLO-ROMAINE

                "la Chaussée de la Joyance" venant de la forêt de Domnaiche (Sion les Mines) et se dirigeant vers Béré (Châteaubriant) était une voie romaine traversant notre commune
 
                En 1926 a été découverte au "Bois de la Roche" à Saint-Aubin des Châteaux une pièce très rare reconnue comme étant une monnaie gauloise. Cette pièce n'est plus visible puisque son détenteur, à la suite d'un prêt, n'a pu la récupérer.
 
                La reproduction photographique que nous trouvons en fin de cet article donne toutefois un aperçu de cet objet décrit comme suit :
 
Caractéristiques
 
Stratère d'argent allié
Poids : 4,24 gr
Module : 21 mm

Description

Droit : n'offre aucune trace de frappe
Revers : Il présente un cheval stylisé androcéphale, marchant à droite. L'œil est individualisé et la crinière, dépourvue de volutes, se prolonge par deux perles qui forment le cou. Le corps de l'animal est traité en 3 masses qui correspondent au poitrail, au milieu du corps et à l'arrière-train. Les quatre pattes, ponctuées de boules aux articulations, se dédoublent en forme de V renversé, au niveau des genoux. L'androcéphale est monté par un cavalier, dont le corps est rejeté en arrière. On distingue la tête de ce cavalier, en haut et à gauche, et le buste, constitué par deux masses en forme de clous dont les pointes convergeaient vers le bas, tandis que la jambe et le pied droits pendent sous le cheval. Le bras gauche est levé ; le bras droit est au contraire dirigé vers la croupe du cheval, retenant probablement les deux rênes qui partent de la bouche de l'animal et qui viennent aboutir à la croupe, suivant un tracé parallèle. Sous l'androcéphale, on identifie un hippocampe stylisé, également tourné à droite, dont la crête et la queue sont figurés par des cordons de grénetis perlés.
 

Identification

                Monnaie du type conservé au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque Nationale sous le n° BN 6811 et appelé "type à l'octopède". Attribué par M. Colbert de Beaulieu à un peuple du pays de Retz qui pourrait être les Lemovices Arémorici.
 

Frappe

                Du second quart du 1er siècle avant Jésus-Christ (?).
 

LE MOYEN-AGE

                C'est à cette époque qu'ont été érigées des "mottes féodales" le long de la Chère, notamment aux lieux-dits "la Motte" et "le Plessis", en 1050 pour ce dernier.
 
                Au cours du XIIème siècle, les Templiers s'installent dans notre région. Ils feront de la vieille église située sur la Butte du Tertre, la chapelle de leur Commanderie et, pour la remplacer, ils bâtirent, à l'usage de la population, une autre église, là où est l'église actuelle.
 
                Saint-Gilles fut une léproserie qui dépendait des Templiers. Il y eut chapelle et cimetière.
 

LA RENAISSANCE

                Le château de la Coquerie daterait de cette époque
 

PENDANT LA REVOLUTION

                Comme les autres communes, Saint-Aubin des Châteaux a vécu les turbulences de la Révolution. Quelques situations marquantes méritent d'être relatées.
 

Les Prêtres réfractaires

                "Messire le Métayer, recteur de St-Aubin, ayant refusé le serment à la constitution civile du clergé, reçut ordre de quitter la paroisse et de s'éloigner de deux lieues au moins de l'église de Saint-Aubin. Il obéit après le délai de 8 jours pour le serment prescrit. Le 3 et le 4 avril 1791, 22 électeurs du district se réunirent au chef-lieu à Châteaubriant et élirent dix-neuf curés pour remplacer les prêtres fidèles à leurs devoirs qui refusaient un serment qu'aucune loi humaine n'était en droit d'imposer. Charles Richard, vicaire jureur de Louisfert, fut élu par 13 voix curé de St-Aubin des Châteaux et vint en prendre possession le 21 mai 1791.
 
                Dès les premiers jours de 1793, Charles Richard apostasie publiquement son sacerdoce et renonce à ses fonctions sacerdotales. L'église reste donc fermée. Mise en vente, elle ne peut trouver acquéreur. Elle eut le sort de la plupart des autres églises pendant  la période des fureurs révolutionnaires de 1793. Ses cloches furent descendues et portées au district, à Châteaubriant, pour être fondues. Les calices et autres vases sacrés furent également volés, profanés, et portés au district. L'église dépouillée et sans prêtre pour la garder, ne fut pas cependant louée comme tant d'autres pour un usage profane.
 
                Messire Le Métayer osa du 11 juillet au 4 août 1795 reparaître dans la paroisse et y exercer les fonctions du saint ministère. Le 11 juillet, il enterre solennellement le corps de Julien Bossard. Le 20, en vertu de pouvoirs très étendus accordés par Mgr de la Laurancie, évêque de Nantes, il réhabilite le mariage de Michel Daguin avec Jeanne Pigrée qui avaient été contraints à union purement civile.
 
                De nouveau, le digne prêtre est encore menacé dans sa vie ; il prend le parti de disparaître en attendant un calme plus complet. L'église se referme et reste déserte jusqu'au 10 août 1800, date à laquelle Messire Le Métayer reprit l'étole pastorale et reparut publiquement dans son église dévastée."
 

Le Pillage des Châteaux -

                La Défense de la Daviais à 5 contre 150
 
                "La Daviais, en St Aubin, était dans les temps passés lieu noble ; elle était, aux environs de 1791, habitée par Michel-Jean Luette de la Pilorgerie et son épouse Marie-Anne Thérèse du Breil. Avec son gendre, Gilles le Pays de la Riboisière, ils faisaient une paire de gentilshommes.
 
                Mais la Révolution avait éclaté. Les prisons avaient été ouvertes pour libérer des gens sans aveu qui ne demandaient qu'à piller. Chaque nuit, autour de Châteaubriant, des flammes éclairaient l'horizon et quelque tourelle ou manoir flambait.
 
                Les habitants de la Daviais songèrent à se mettre à l'abri, en se réfugiant dans la capitale de l'Anjou, après avoir confié leur manoir à des gens qui leur inspiraient toute confiance. Parmi les fermiers voisins, le plus sûr, le plus brave et le plus dévoué était sans conteste Pierre Bouscaud, de Frény, le garde-chasse, le meilleur fusil à dix lieues à la ronde.
 
                Un soir, un ami de Pierre Bouscaud arriva de Châteaubriant par les travers et lui annonça que le tour de la Daviais était venu. Pierre Bouscaud se rendit de suite à son poste et alerta les fermiers et leurs fils et prit ses dispositions de résistance. La troupe d'environ 150 Jacobins s'approcha du château et cria "Mort aux aristocrates !".
 
                Pierre était debout, fusil en mains, à la fenêtre du milieu. "Citoyen, lui cria celui qui paraissait être le chef, rappelle tes chiens et ouvre-nous les grilles !". – "Avant de t'obéir, je dois savoir ce que tu viens faire ici ? " – "J'y viens au nom du Tribunal du District pour arrêter le citoyen Luet, sa femme, son gendre et sa fille !" – "Si c'est là toute ta mission, tu peux t'en retourner. Ceux que tu cherches sont en voyage et ne nous ont pas dit quand ils reviendront !" – "Nous avons ordre, en cas d'absence, de perquisitionner et d'emporter au District l'or et l'argent des aristocrates. Au nom de la Loi, ouvre-nous… Les grilles et les portes !". Bouscaud donne un ordre vibrant : "Camarades, attention ! Tous à vos places et en joue ! … Citoyen, je t'avertis que nous sommes ici assez pour vous trouer la peau avant qu'un seul de vous ait mis le pied dans la maison. Nous avons de bons fusils et des balles et nous savons tirer !".
 
                A ce moment, un ramier, troublé par les cris, passait à tire d'ailes : "Tiens, regarde un peu si je manque mon coup !" Bouscaud tira et le pigeon tomba aux pieds du patriote : "Je n'ai pas à te commander, mais si tu ne veux pas laisser cent de tes hommes sur la place, vous n'avez qu'à vous retirer… Sinon, essayez…
 
                En garde, vous autres et visez les chefs !" … Les dix fusils prirent un angle inquiétant… ils n'eurent pas besoin de faire feu ; celui qui paraissait être le commandant regarda le pigeon abattu à ses pieds, puis ses hommes et les vit plus désireux de sauver leur peau que de piller ; il leur fit faire demi-tour et tous poussèrent des cris de mort et, pas accéléré, regagnèrent l'extrémité de l'avenue. Quand ils se crurent hors de danger, quelques-uns tirèrent leur coup de fusil et déguerpirent en hurlant un chant de triomphe : "Marchons ! qu'un sang impur abreuve nos sillons !".
 
                C'est ainsi que Pierre Bouscaud, capitaine avec cinq hommes, sauva la Daviais et la remit intacte à M. le Pays de la Riboisière, quand la Terreur fut finie".

 

 

Episodes de la Terreur Blanche -

                Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1794, un groupe de chouans pénètre sur la commune de Saint-Aubin des Châteaux dans le but d'y effectuer des assassinats. Deux des victimes désignées sont Hyacinthe Narbonne, officier municipal et Pierre Lepage, un farinier patriote. Voici quelques témoignages sur cette nuit de terreur :
 
1.       Témoignage de Renée Raimbault, femme de Pierre Lepage :
"Dans la nuit de jeudi à vendredi matin, vers 10 heures du soir, survinrent beaucoup de personnes à la porte de notre demeure, qui est proche du moulin à vent de la Morinais.
-          Lepage, dirent-ils, ouvre ta porte. Nous sommes de bons républicains qui voulons te parler.
Alors mon mari se leva du lit et ouvrit la porte. Ils entrèrent aussitôt et demandèrent tout ce qu'il pouvait avoir d'assignats et d'argent, sinon ils allaient le tuer. Mon mari leur dit :
-          Mes amis, donnez moi la vie, je vous prie. Je n'ai jamais fait de mal à personne, aussi ne m'en faites point, quand ce ne serait qu'à cause de mes deux petits-enfants. Il faut que je leur gagne du pain, ainsi qu'à ma pauvre femme. Et comment voulez-vous que je vous donne des assignats et de l'argent, moi qui suis un pauvre homme sans fortune.?
-          Puisque c'est ainsi, lui dirent-ils, tu vas mourir.
-          Non, mes amis. Laissez-moi donc libre et je vais vous donner tout ce que je puis avoir d'argent et d'assignats.
Nous leur avons alors donné tout ce que nous avions. Après quoi ils prirent mon mari comme un criminel et ils l'emmenèrent de force dans la rue. Là ils ont pris une masse ou marteau de fer, avec quoi on recasse du bois. Les brigands lui en ont donné quatre ou cinq coups sur la tête et trois coups sur le bras droit. Ensuite, ils rentrèrent dans la maison, détachèrent trois serrures et prirent dans les armoires tout le linge et les vêtements qu'elles pouvaient contenir, et bien d'autre choses. Après cela, les chouans ont emporté la masse de fer avec eux et ils ont pris la fuite ".
 
2.       Témoignage de René Brunet, chargé de la mise en bière d'Hyacinthe Narbonne :
"J'ai procédé à la mise en bière d'Hyacinthe Narbonne dans sa maison en présence de plusieurs personnes de sa famille et de son entourage. Elles m'ont déclaré qu'il avait été tué par les chouans dans la nuit du 21 au 22 frimaire. J'ai remarqué sur sa tête pour toutes plaies deux ou trois coups de masse de fer, de sorte qu'il avait la tête toute défoncée, à tel point qu'il y avait de sa cervelle qui avait sauté sur ses mains. Il n'y avait aucune autre plaie sur son corps. Il paraît que, pour le tuer, les brigands l'ont tiré à vingt pas de sa maison dans la rue, en face de la porte de son étable, et cela en présence de ses trois domestiques et de sa femme.
 
Anne Le Devin, femme d'Hyacinthe Narbonne, a refusé de répondre aux questions, "comme étant trop attristée et tremblante de la mort de son mari, et elle a dit qu'elle n'était pas assurée de tous les vols qu'avaient faits les brigands dans sa maison ".
 

EMPIRE JUSQU'A 1945

                Comme partout en France, la commune de Saint-Aubin des Châteaux a perdu nombre des siens dans des opérations militaires. C'est ainsi que 147 aubinois sont morts pour la France depuis 1794. C'est pourtant la génération des hommes nés entre 1880 et 1900 qui a payé le plus lourd tribut avec 110 ressortissants de notre commune ayant péri durant la guerre 14-18.
 
                La tragédie des fusillés de Châteaubriant le 22 octobre 1941 a concerné Saint-Aubin des Châteaux puisque 3 des 27 otages ont été inhumés à titre provisoire dans le cimetière communal. Il s'agit de :
  •  BASTARD Maximilien                  21 ans                 NANTES
  •  HUYNH KUHONG An                  29 ans                 PARIS
  • TIMBAUD Jean-Pierre                  31 ans                 PARIS
 
                Une plaque a été réalisée récemment par la commune et installée à l'endroit de la sépulture pour perpétuer le souvenir de ces martyrs.
 

Le Maréchal LECLERC de passage à SAINT-AUBIN DES CHATEAUX

                "Le samedi 15 juin 1940 (7 jours avant l'armistice), un groupe de soldats français en pleine débâcle s'efforçant d'éviter les Allemands qui arrivaient dans la région, se sont trouvés au village de la Cottignais. Ils étaient environ 200 et avaient avec eux 4 prisonniers Allemands. Ils étaient conduits par Michel CHAPLAIS de la Feuvrais et une autre personne (son beau-frère ?) habitant près de la Forêt Pavée, qui les guidaient à l'écart des routes importantes. Leur chef était le commandant Philippe de HAUTECLOCQUE (qui sera plus tard le Maréchal LECLERC).
 
                Entendant les chiens aboyer et le bruit des soldats vers 11 h, Mme BIORET s'écrie "Voilà les Boches". "Non Madame, nous sommes des Français" répond le chef. Ils s'installent près de la ferme ; des sentinelles montent la garde avec 4 mitrailleuses pointées au milieu des chemins. Ils sont nourris avec les produits de la ferme : œufs, cidre, café… et se couchent dans les hangars, remises, écuries, fenil…
 
                Le lendemain matin, Jean-Marie BIORET va chercher de la nourriture à Saint-Vincent des Landes : pain, viande… (bons délivrés par M. ROINE, Maire). Le repas pris rapidement, ils se mettent en route.
 
                Jean-Marie BIORET les accompagne jusqu'à la Cibotière en Lusanger et Pierre RALLU (?) les conduisit. Ils envisagent de se diriger vers le Fond des Bois en Derval. Ils avaient envisagé de se diriger vers Brest mais ils ont appris que les Allemands occupaient cette ville.
 
                Ce même dimanche, un groupe d'Allemands (plus de 100) arrivaient au village de la Chapelle, à 1 km de la Cottignais.
 
                Quelques jours plus tard, 3 de ces soldats originaires du Calvados passaient à nouveau à la Cottignais ; ils ont dit qu'on les avait démobilisés le lendemain de l'armistice du côté de Plessé et s'efforçaient de regagner leur foyer. Les 4 prisonniers Allemands reçurent un certificat attestant qu'ils n'étaient pas des déserteurs.
 
                Le 25 juillet, Philippe de HAUTECLOCQUE arrivait à Londres près du Général de GAULLE ; il devait mourir dans un accident d'avion au Sahara le 28 novembre 1947.
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